Au cœur d’un colloque international à Lomé : La commande publique à l’épreuve de la corruption, l’éthique et la déontologie

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 Afin  d’analyser les spécificités des dispositifs de promotion de l’éthique et de lutte anti-corruption et   l’efficacité de leur mise en œuvre, le Centre de Droit Public (CDP) de l’université de Lomé (U.L) et l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) ont conjointement organisé hier mardi à Lomé, un colloque sur la  lutte contre la corruption,  l’éthique et la déontologie dans la commande publique. L’ouverture de cette  rencontre qui a regroupé, entre autres, des universitaires, des acteurs de la commande publique, des représentants de formations politiques, des représentants d’organisations professionnelles, et du secteur privé venus d’ici et d’ailleurs, a été présidée par le président de l’université de Lomé, ministre de l’enseignement primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, le Prof. Dodji Kokoroko. C’était en présence, entre autress, du Ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, le professeur Akodah Ayéwouadan, de la Ministre des sports et des loisirs, Madame Lidi Bessi-Kama et de plusieurs universitaires de différentes disciplines. Evoquant le thème colloqué, le  Prof. Dodji Kokoroko a indiqué qu’il y a un tissu normatif impressionnant qui encadre le droit de la commande publique, les marchés publics et que tout ce tissu normatif a aussi révélé ses limites à travers les chartes, les lois et autres. En conséquence, selon l’orateur, « Il nous faut aller certainement vers des actions plus fortes que les spécialistes résument aujourd’hui autour de la théorie des ‘’3 D’’ (détecter, déclarer,  dénoncer) qui structure désormais, la moralisation de la vie publique et l’intégrité de notre vie économique ».  La conférence inaugurale a été donnée par l’invité spécial du colloque, le Professeur Seni Mahamadou Ouédraogo, Ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale du Burkina Faso.
La rencontre selon le directeur général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, a un double objectif. A savoir d’une part, la vulgarisation des dispositifs normatifs de promotion de l’éthique et de lutte contre la corruption à l’endroit des  acteurs  et du public cible et d’autre part, l’analyse des spécificités des dispositifs de promotion de l’éthique  et de lutte anti-corruption à l’endroit  des Etats de l’UEMOA ainsi que l’efficacité de leur mise en œuvre, à la lumière des standards  optimaux et efficients en matière de gestion de la commande publique. Evoquant l’importance que revêtent les marchés publics, le directeur de l’ARMP a relevé que  c’est à travers le déroulement des marchés publics que se réalisent les projets de développement des gouvernements  en faveur des citoyens et une partie considérable des profits des entreprises qui contribuent à l’essor économique des Etats.
Il est établi que  lutte contre la corruption dans la gestion publique est à la fois une jauge et un vecteur de la bonne gouvernance économique et financière des États. Matérialisée par l’érection des règles de transparence, d’éthique et de déontologie, elle est désormais au cœur de l’action publique. C’est ainsi que les contrats de la commande publique, au regard de leur caractère central dans les politiques d’investissement public et donc de développement, sont innervés par l’exigence du respect des normes d’éthique et de déontologie dans le but de réduire les risques de corruption.
Dans le souci d’une large diffusion  des recommandations retenues au cours de la rencontre, les actes du colloque seront publiés sous forme d’ouvrage et mis à la disposition des organes impliqués dans la gestion de la commande publique. Ce qui amène chaque partie prenante à veiller au respect des dispositions en vue d’un assainissement sans complaisance du secteur.
Gilles  OBLASSE

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