Climat des affaires : Une année historique pour le Togo

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Lancé officiellement le 30 janvier 2018, la Cellule Climat des Affaires (CCA) peut se targuer d’avoir contribué à rehausser l’image du Togo. En effet, sous l’impulsion du chef de l’Etat Faure Gnassingbé, Mme Sandra Ablamba Johnson, Coordonnateur de cette cellule s’est engagée dans un vaste chantier de réformes dans le sens de l’amélioration du climat des affaires. L’année 2019 aura été celle de la consécration où le Togo a commencé par engranger les fruits de son engagement dans les différents secteurs. De la quasi dernière place au classement Doing Business, le Togo est désormais parmi les meilleurs réformateurs du monde.

Il est de plus en plus propice de faire des affaires au Togo. C’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport Doing Business de la Banque mondiale. Adoptant à tour de bras des réformes réglementaires, le Togo est parvenu  à glaner des places dans ce classement de la Banque mondiale. En effet, La Banque mondiale a publié le jeudi 24 octobre 2019 le rapport Doing Business 2020, la 17ème  édition, qui analyse les réglementations de 190 économies dans 12 domaines afin d’évaluer le climat des affaires à travers le monde.  Des indicateurs, précise l’institution de Breton Woods, sont pris en compte pour attribuer à chaque économie une note sur la facilité de faire des affaires. Il s’agit de : création d’entreprise, permis de construire, accès à l’électricité, titre de propriété, obtention de crédit, protection des actionnaires minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, respect des contrats, traitement de l’insolvabilité, emploi de salariés et les contrats avec l’État.

Une année historique pour le Togo…

Le Togo a axé les réformes sur plusieurs  indicateurs principaux. C’est par exemple le cas de la création d’entreprise où une note de 95,10 sur 100 lui a été décernée. Note satisfaisante également dans le raccordement de l’électricité et le transfert de propriété. Sur ce dernier aspect, les innovations ont permis de réduire de 49 jours par exemple toute procédure. Pour avoir amélioré l’accès de l’information sur le crédit, le Togo a gagné 8 points. Dans le même temps, l’élimination de l’étape de notarisation et la réduction du temps d’enregistrement d’une entreprise ont permis de réduire de 33% le coût de revenu par habitant. Par ailleurs 2 points ont été gagnés quant à la transparence de l’obtention du permis de construire.  « Le Togo a travaillé sur plus de cinq indicateurs. Aujourd’hui le rapport reconnaît ces cinq indicateurs qui ont connu des avancées notamment la création d’entreprises. Indicateur sur lequel nous avons fait un bond de 50 places sinon, voire 60 places, puisqu’on était 75ème l’année dernière, et aujourd’hui on est 15e au niveau mondial. Nous avons aussi fait des réformes relatives au transfert de propriétés. Cet indicateur sur lequel le Togo était quasi dernier au niveau mondial 175ème place, aujourd’hui on est 56ème bien qu’il y a des efforts qui restent à faire, mais je pense qu’en 2 ans, on a fait pratiquement plus de 100 places c’est très encourageant », précise Sandra Ablamba Johnson, ministre conseillère en charge de la Cellule du Climat des Affaires.

En outre, le Togo a fait également des progrès au niveau de l’indicateur «accès aux crédits». Sur ce critère, le pays a été noté 147ème l’année passée et cette année occupe la 48ème,  ce qui fait pratiquement plus de 100 places gagnées. « Les réformes ont été également faites au niveau du raccordement à l’électricité. Ceci veut dire que, non seulement nous avons fait des réformes sur cinq indicateurs, mais ce sont des réformes assez profondes », ajouté le ministre Sandra Ablamba Johnson.

Des réformes qui ont valu au pays de Faure Gnassingbé de figurer  dans le top 3 des pays ayant le plus mené des réformes au monde depuis 2014. « Pour la première fois, notre pays a franchi le cap d’un classement à deux chiffres et ce, conformément aux instructions reçues il y a exactement un an. C’est la plus grande progression pour la 2ème année consécutive, soit un total de 59 places en deux ans », s’est réjoui Sandra Ablamba Johnson . « Pour comprendre le miracle togolais sur les réformes réalisées ces derniers mois, il faut se référer à 3 choses : en 1er, les choix opérés par le gouvernement togolais. En 2ème  point, la volonté politique affirmée et en 3ème point, le pragmatisme et le  leadership des plus hautes autorités », a souligné la patronne de la Cellule du Climat des affaires.

 

Incidence sur l’emploi…

 

Les petites et moyennes entreprises constituent l’épine dorsale de l’économie mondiale en général et de l’économie togolaise en particulier. Elles sont l’un des principaux moteurs de l’innovation, de la création des richesses et de l’emploi, ainsi que de l’intégration sociale. « C’est la raison pour laquelle elles nécessitent un environnement institutionnel favorable caractérisé par des aspects dimensionnels qui s’étendent aux domaines tels que la fiscalité des entreprises, les lois étatiques, l’ordre professionnel, le pouvoir judiciaire, les infrastructures, les services financiers, la stabilité politique, bref la réglementation sur l’activité économique. L’environnement dans lequel opèrent les entreprises influe fortement sur leur niveau d’activités et leur compétitivité », explique Lwango Bienvenu, Economiste.

Par ailleurs, le climat des affaires fait référence à l’environnement institutionnel du « business » dans un pays donné. La perception du climat des affaires par l’investisseur conditionne ses décisions d’investir ou pas. Sur le plan opérationnel, le climat des affaires se conçoit comme l’environnement politique, économique, institutionnel et comportemental, présent et futur qui affecte la rentabilité et les risques associés aux investissements. Il englobe les coûts et risques afférents à une transaction donnée ainsi que les forces concurrentielles en jeu au sein de l’économie. Il s’agit donc des facteurs localisables qui créent un cadre favorable et qui incitent les firmes à investir et à créer des emplois.

Et depuis quelques années, les pouvoirs publics togolais multiplient des initiatives dans le but de rendre le pays plus attractif en matière d’entrepreneuriat et d’investissement. « L’amélioration donc du climat de l’investissement dans les pays en développement est indispensable pour fournir des emplois et des opportunités aux jeunes et bâtir ainsi un pays plus soucieux d’intégrer les laissés-pour-compte, plus équilibré et plus pacifique », fait remarquer Lwango Bienvenu.

Au finish, cette année 2019 historique pour le pays a et aura des impacts positifs sur la création de l’emploi. Par conséquent, une réduction du taux du chômage surtout au niveau des jeunes. Un combat auquel s’attèle le premier citoyen du pays en initiant notamment les réformes dans le secteur du climat des affaires.

 

Gilles  OBLASSE

 

 

 

 

 

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