Coup d’État en Guinée : les pays de la sous région et les institutions africaines apparaissent assez silencieuses

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Au pouvoir depuis onze ans, le président guinéen a été arrêté dimanche lors d’un coup d’État militaire. Très critiqué depuis sa réélection contestée à un troisième mandat, Alpha Condé , le premier président démocratiquement élu de Guinée, opposant historique aux régimes dictatoriaux, est à son tour accusé de dérive autoritaire. Il a fait modifier la Constitution qui fixe un maximum de deux mandats présidentiels pour pouvoir se présenter à nouveau. Alpha Condé est déchu, dimanche 5 septembre, par le lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya, chef du Groupement des forces spéciales (GPS). En fin d’après-midi, le nouvel homme fort apparaît drapé des couleurs guinéennes et entouré de militaire à la télévision nationale.Une vidéo le montre en jeans et en chemise dans un canapé, être interrogé par des putschistes. Il ne répond pas.Dans son discours, le nouveau homme fort  promet qu’une «concertation sera ouverte pour décrire les grandes lignes de la transition, ensuite un gouvernement d’union nationale sera mis en place pour conduire la transition».Le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine a  tenu une réunion d’urgence lundi après-midi ,mais  n’a diffusé aucun communiqué .silence radio  de la part de plusieurs pays voisins.  Parmi tous les Présients Africain c’est Alassane Ouattara qui  est le premier chef d’État de la Cédéao à s’être entretenu lundi avec le nouvel homme fort de Conakry. Il aurait demandé à Mamady Doumbouya la libération rapide de l’ex-président Alpha Condé.

Ancien légionnaire et proche d’Alpha Condé , le nouvel homme fort du régime a été «découvert par les Guinéens en 2018, à l’occasion du défilé du 60ème anniversaire.

 

Gilles  OBLASSE

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