Dossier « Pétrolgate » : Quand les avocats « désempoisonnent » l’opinion.

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Le collège des avocats de la famille Adjakly était vendredi dernier dans les locaux de l’Organisation de la Charité pour un Développement Intégral, face à la presse dans le but de « désempoisonner » l’opinion dans l’affaire dite de Petrolgate opposant ses clients  au Bi-Hebdo L’Alternative ». Dans cette affaire qui remonte à juin 2020, ce journal a été condamné en première instance le 4 novembre 2020 pour diffamation et à payer six millions (6 000 000) FCFA dont deux millions (2 000 000) FCFA à titre de dommages et intérêts au Directeur financier du Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPPP). Le journal ayant  interjeté appel il devait comparaître en appel le 11 février 2021. Mais l’audience n’a pas eu lieu.  Elle a été renvoyée au 11 mars 2021.
Pour fixer  l’opinion sur les réalités du dossier, ce collège a cru devoir une fois encore rencontrer la presse. Au cours de la rencontre, Me Sossa a qualifié l’affaire de Fake News absolue. Pour ce collège d’avocats et ses clients, le dossier « Pétrolegate » est une Fake News absolue.  « Je vous dis de la façon la plus officielle que, c’est une fake news absolue, a pesté  Me Sossah vendredi dernier devant la presse. Il  qualifie l’affaire de « légende », de « fables ». Selon lui, les légendes, les fables et les mythes ont la peau dure. Une raison suffisante pour  éclairer une fois encore  la presse et  l’opinion nationale. La grande règle étant  de désempoisonner l’opinion dans cette affaire. Pour ce faire, le collège préfère le chemin de la pédagogie. Pour l’avocat principal, Me Sossa,  les faits imputés ne sauraient être envisageables. « Cette affaire est une légende, une fable. Les légendes, les fables et les mythes ont la peau dure et l’exercice auquel nous nous livrons consiste à expliquer dans un effort de pédagogie, ce qui est la réalité et ce pourquoi il est impossible que les faits imputés aient été envisageables », a -t-il relevé avant d’indiquer qu’il n’est pas question de parler d’un procès en cours, mais, essayer d’expliquer à la population togolaise que, ce qu’on a dit est impossible. « Il y a un procès en marge de cette affaire et le procès n’est pas le procès des allégations ou du fonctionnement du petrolgate. Le procès est un procès en diffamation, cela veut dire le procès n’a rien à faire avec ce pourquoi nous sommes-là », a précisé l’avocat. Avant cette rencontre de vendredi dernier, Me Sossa avait sur les ondes d’Africa24, défendu ce dossier en démentant formellement l’existence d’un détournement de fonds par ses clients au détriment de l’Etat togolais. « Dans cette affaire il n’y a pas eu la trace d’un seul détournement, même d’un centime au détriment de l’Etat togolais », avait-il indiqué tout en précisant que « le dossier est construit d’une façon scandaleuse, avec des affirmations elles-mêmes suffisamment choquantes pour s’attaquer violemment à un homme ». Il affirme « on peut vérifier chez VITOL voir, ses clients ne détiennent l’once d’une action, «jamais!». Pour lui, « Quand on affirme des choses aussi graves, sans avoir au moins la pudeur d’apporter une preuve pour étayer ce qu’on dit… c’est de la diffamation ».
« M. Adjakly a usé 14 ministres et 10 premiers ministres, s’il était mauvais, s’il avait un penchant à des malversations, peut-être un parmi ces ministres ou ces premiers ministres aurait pu le remarquer. S’ils sont tous unanimes à louer ses services, c’est probablement, parce que ce qu’on a dit est faux sur son nom, et c’est pour ça, qu’il est important, qu’au sortir de toutes ces manifestations, que le nom de Francis Adjakly et de ses enfants soient lavés de façon détergente», a soutenu Me Sossa. Poursuivant, il a fait observer que Francis Adjakly, 75 ans, admis à la retraite mais, au regard des qualités exceptionnelles, il reste toujours conseiller  technique  et le fils lui, est toujours en fonction comme  directeur financier.L’affaire dite «petrolgate» opposant la famille Fabrice Adjakly, directeur financier au Comité de Suivi des Fluctuations des Prix des Produits Pétroliers (CSFPPP), révèle un détournement de plus de 500 milliards de FCFA dans l’importation du pétrole au Togo. En attendant un arrêt définitif de la justice, il continue de cristalliser les débats tout en suscitant des spéculations à charge ou à décharge …
Gilles OBLASSE

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