Election au CNO-Togo : Jour ‘’J’’ moins 3 / Les électeurs ne peuvent jamais  s’accommoder d’un faussaire à la tête de cette institution

0
209
A moins d’une modification de programme de dernière minute, l’élection d’un nouveau Bureau exécutif du Comité National Olympique du Togo (CNO-Togo) aura lieu  samedi prochain. En lice pour le poste de président, le secrétaire général du bureau sortant Akpaki Deladem, président de la Fédération togolaise de judo(FTJ) et l’homme d’affaires Germain Wona, président du groupe Médias Pyramide, conseiller dans le même bureau. A quelques jours de ces consultations qui s’annoncent très serrées, de plus en plus de  voix s’élèvent du camp des présidents de club et fédérations pour récuser la candidature de  Déladem Akpaki. Et pour cause l’homme se serait révélé, il y a un an,  coupable de faux et usage de faux. D’après nos informations,  des sanctions ont été infligées le 18 septembre 2019, par l’Union Africaine de Judo, à Deladem Akpaki pour faux et usage de faux, alors qu’il était Président de la Commission marketing de ladite institution. Dans ces conditions, la validation  de la candidature d’un tel prétendant au nom de l’apaisement, affecterait la bonne image au sport togolais, apprend-on dans le camp des présidents de club et fédération.  Flagrant  délit de tripatouillage des statuts de la fédération togolaise de Judo,  suspension de 9 membres de ladite fédération sans motif, manœuvres en vue du remplacement du président de la commission juridique de cette fédération, envoi des dames non membres du comité exécuti, ni d’aucune fédération ou commission du CNO Togo, aux réunions du Comité International Olympique (CIO), tels sont, entre autres, les faits ayant valu à Déladem Akpaki des sanctions  de l’Union Africaine de Judo.
Confier la présidence du CNO-Togo à  ce prétendant ainsi bardé des attributs de faussaire invétéré serait une insulte aux efforts menés par les dirigeants togolais en vue de sortir le sport national de l’ornière. La bouche qui a bu, ne perd pas la saveur du lait, dit l’adage. Il est à craindre qu’un tel individu se révèle pire une fois installé à la présidence de cette institution. Pour nombre d’observateurs, il ne saurait être question pour les électeurs de porter à la tête du CNO-Togo samedi prochain un candidat à controverses. Dans un pays comme le nôtre où on attache du prix à la dignité et à l’honnêteté, l’élection du secrétaire général du bureau sortant, ne saurait être possible. Le CNO-Togo a besoin d’un président dynamique, vertueux et plein d’initiatives, capable  de promouvoir le sport national dans tous ses compartiments.
Gilles  OBLASSE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here