Insécurité foncière :  Le mandataire Fiagan Kokou Jean de la collectivité Lanyo de Davié est révoqué de ses fonctions.

0
349
Les litiges fonciers ne cessent d’empoisonner la vie des collectivités dont certains mandataires  se permettent une gestion opaque ou approximative des patrimoines indivis. Pour arrêter l’hémorragie, certaines collectivités recourent à la révocation, par voie légale, de leur mandataire. La dernière qui défraie la chronique est le cas de la collectivité Lanyo de Davié, une localité située à quelques 05 km au sud de la ville de Tsévié.
Représentée par les sieurs Fiagan Komi, Ali Thomas et Amouzou Koffi Mawussi de Davié, cette collectivité informe que par acte notarié, en date à Lomé du 18 octobre 2019, de Me Madjé Aquéréburu d’Almeida, Notaire à Lomé et signifié à qui de droit, le 17 octobre 2022, M. Fiagan Kokou Jean est révoqué de ses fonctions de mandataire.
En conséquence, cette collectivité, à travers un communiqué rendu public le 31 octobre 2022, rappelle à ceux qui, en dépit de cet acte de révocation, continueraient à traiter avec le mandataire révoqué, à propos des parcelles de terrains, lui (la collectivité Lanyo) appartenant et situées à Davié Agboholo et Davié Toumé, qu’ils le feraient à leurs risques et périls.
La collectivité informe que les nouveaux mandataires, les nommés Ali Thomas et Amouzou Koffi Mawussi se tiennent entièrement à la disposition du public ou de toute personne intéressée, pour des informations utiles.
En moyenne 80% des litiges, pendant devant les cours et tribunaux au Togo, sont fonciers, selon le rapport de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. Ces conflits, d’après des sources dignes de foi, naissent de l’irresponsabilité de certains mandataires véreux, des ventes illicites, de la spéculation foncière, de la contestation des réserves, de l’appropriation par les tierces personnes, de la dépossession, de la pluralité de titres de propriété pour une même parcelle, etc, avec pour conséquences l’effritement de la cohésion sociale conduisant parfois aux affrontements violents.
 Pour rentrer dans leurs droits, certains acquéreurs de bonne foi, certains propriétaires victimes d’usurpation et autres, attendent 15, 20 voire 25 ans de débats judiciaires. D’autres plus malheureux, se voient débouter de leurs prétentions après tant d’années d’attente. Avec  la nouvelle organisation judiciaire au Togo qui  vise l’amélioration  de l’efficacité du système judiciaire, il est à souhaiter une fin rapide de l’insécurité foncière, gage d’un climat de convivialité au sein des collectivités.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here