L’Africa financial industry summit (AFIS 2022) / Des acteurs clés des services industriels financiers face à la transformation structurelle de l’économie africaine 

0
103
 Ce deuxième sommet annuel qui regroupe à Lomé, des acteurs clés de l’industrie financière va plancher, entre autres, sur la transformation des services financiers accélérée par le numérique dans un contexte post-covid. Il reviendra aux participants, de relever comment le numérique peut servir de catalyseur à  la relance économique après la covid. La  création d’un cadre panafricain propice à l’innovation afin de transformer structurellement l’économie du continent s’impose également comme un défi à relever.
 Plusieurs panels au programme de la rencontre,  portent sur la transformation des services financiers via des solutions innovantes portées par les nouvelles technologies. En l’occurrence, celle  des services financiers provoquée par le Mobile money et les fintechs qui pousse les banques à réadapter leurs services.
Au regard de l’ampleur de la situation, la question se pose de savoir si les banques traditionnelles, opérateurs de mobile money et fintechs peuvent parvenir à la définition d’une  synergie bénéfique à tous.  Cette question au cœur de l’actualité africaine, requiert des réponses soutenues des participants à L’AFIS 2022, dans un contexte marqué par une montée fulgurante des fintech notamment le low cost. Il leur reviendra de réfléchir à l’interopérabilité, des mesures de confiance par la fiabilité des données et le respect des règles financières. Les régulateurs, de leur côté, seront associés à la réflexion dans le souci de la construction d’un écosystème serein où les règles de concurrence deviennent équitables.
 Le  marché africain des crypto figurant parmi  les plus dynamiques au monde, il reviendra aux  Banques centrales, fintechs et banques privées  d’explorer les pistes pour « intégrer les crypto-monnaies dans le système financier africain en limitant les risques de fraude et de spéculation ». Pour ce faire,  des réflexions seront menées  autour de quatre points : les conditions d’autorisation des institutions financières pour l’utilisation des crypto-monnaies ; les enseignements tirés des économies où ces monnaies numériques sont légalisées ; la situation des opérateurs sans licence et le développement d’environnement de marché plus sûr afin de maîtriser la variation de ces actifs.
 Les moyens de paiement qui favorisent l’intégration financière des populations, entreront aussi en ligne de compte, vu les importants enjeux sociaux, liés au développement de moyens de paiement accessibles à tous, sûrs et sécurisés. La  nécessité d’une régulation qui permet une émergence des champions locaux de paiements dématérialisés cristallisera les débats au cours de la rencontre.
Un passage en revue des questions nécessaires à la relance de l’économie africaine après la covid est envisagé avec, en toile de fond, sous l’égide du Groupe Jeune Afrique, la création d’un cadre panafricain propice à l’innovation afin de transformer structurellement l’économie du continent.
Gilles OBLASSE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here