Le peuple Ewé de Zio célèbre la 49e édition de sa fête traditionnelle « Ayizan »

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Placée sous le thème « Ayizan et le développement local  », la 49e édition de la fête Ayizan est une sorte d’appel qui renvoie les fils de la préfecture  à l’union, à la solidarité, au vivre-ensemble. C’est dans une liesse populaire que le peuple  Ewé de la préfecture de Zio s’est retrouvé le samedi 10 août 2019 à Tsévié pour célébrer la fête du haricot « AYIZAN » édition 2019, la 49e du genre. Une fête de reconnaissance aux mânes des ancêtres, qui ont favorisé une bonne saison des récoltes.L’apothéose de ces retrouvailles a connu la présence du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, ce samedi, au stade Docteur Kaolo.« Ce sont tous les fils et les filles de Zio qui s’honorent de cette présence. Cela n’arrive pas tous les jours. Nous en sommes royalement fiers » , a laissé entendre Kodjo ADEDZE cadre de la prefecture,  en pagne traditionnel de couleur jaune communément appelé kété.

La célébration de cette fète  a pour but essentiel de réunir les filles et fils des cantons de la préfecture du Zio, autour des valeurs culturelles et des questions de développement.La présence du chef de l’Etat à cette célébration illustre parfaitement sa volonté de renforcer la concorde nationale et de célébrer en toute convivialité avec les différentes communautés de notre pays leurs fêtes traditionnelles respectives.

Pour sa part, le ministre en charge de la Culture, M.Monsieur Kossivi EGBETONYO  , a exhorté le peuple Ewé de la préfecture de Zio à assumer son histoire, sa tradition et ses valeurs culturelles, sans lesquelles l’existence humaine n’aurait pas de sens. « Aujourd’hui, Ayiza est devenu une tradition qui cimente les différentes cultures de la préfecture de Zio. Nous nous en réjouissons car, faut-il le rappeler, l’histoire nous renseigne que nos ancêtres ont été de vaillants et laborieux travailleurs. Et puisque nous sommes leurs descendants, nous devons prouver à tous égards que nous sommes les dignes héritiers de cet âge d’or », a souligné le ministre Monsieur Kossivi EGBETONYO   .

Selon l’histoire du peuple Ewé, les fondateurs de la ville de Tsévié émigrant vers le sud (exode de Notsé qui remonterait à 1720) fatigués et dépourvus, décidèrent de semer du haricot.
Lorsqu’il fallait reprendre la route, les semeurs protestèrent, exigeant d’attendre la récolte. De là vint le nom actuel de Tsévié formé de « Tsé » (produire) et vié (un peu).
Ayiza doit son nom au haricot « Ayi » et est célébrée chaque année le 2 ème samedi du mois d’août à Tsévié.
Gilles  OBLASSE

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