Le Vice-président spolié exige d’être rétabli dans ses droits

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 Vice président de l’Université de Kara, Prof Adama Kpodar, et le président de cette institution, Komla Sanda, ne parlent plus le même langage. Ayant vu les avantages liés à ses fonctions, supprimés  suite à une mission, le premier pique une sainte colère. Dans un courrier en date du 7 janvier 2021, adressé au président de l’Université de Kara, il exige d’être rétabli dans les délais administratifs, dans ses droits tout en menaçant de poursuites judiciaires, le cas échéant. Dans le courrier cité en référence, Prof. Adama Kpodar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, affirme avoir perdu certains de ses avantages liés à sa fonction,  pour dit-on, « défaut d’absence au poste ». Ce qui à ses yeux ne devrait pas être le cas vu que depuis sa nomination à la tête de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), il continue  d’assurer ses fonctions de Vice-président de l’Université de Kara.  « …dès lors que le Chef de l’Etat n’a pas encore pourvu à mon remplacement à la Vice-Présidence de l’Université de Kara, je continue d’y assurer mes fonctions jusqu’à mon remplacement effectif par un décret présidentiel », écrit-il. Ceci étant,  le poste de vice-président peut être considéré comme non vaquant. En conséquence, selon le Professeur de droit, rien ne saurait l’empêcher de  continuer par bénéficier de tous les avantages liés à ses fonctions. D’où ce courrier adressé au  Président de l’Université de Kara, dans le sens de prendre les dispositions requises en vue de se voir rétabli  dans ses droits. Le Vice-Président a souligné dans son courrier que faute d’une suite favorable dans les délais administratifs, il se verrait dans l’obligation de saisir la juridiction compétente pour  statuer sur ce  cas. « Ceci donnera l’occasion d’harmoniser  juridiquement les conduites à tenir au niveau des institutions de l’Etat, le cas échéant », précise -t-il.
Le Prof Adama Kpodar, il faut rappeler,  a été nommé le mercredi 28 octobre 2020, par décret présidentiel Directeur général de l’ ENA en remplacement de Adjéoda Kokou.
Cette injustice indescriptible infligée si méchamment à un citoyen dévoué qui ne demande qu’à servir loyalement son pays, n’a pas manqué de susciter un débat houleux sur la vacance ou non  de la Vice-présidence de l’université de Kara. Des nombreuses interventions par rapport, il ressort qu’il y a certainement une erreur matérielle dans le décret nommant le DG ENA. Le décret 2006-091bis/PR du 31 août 2006 portant nomination du Vice-président de l’université de Kara, visé à l’article 2 du décret 2020-089/PR du 28/10/2020 est le décret qui avait Nommé Feu Professeur Yao Biova VIGNON, vice président de l’université de Kara. Le Professeur Adama KPODAR avait plutôt été nommé par le DECRET N° 2012·260/PR du 17/10/2012 PORTANT NOMINATION D’UN VICE·PRESIDENT A L’UNIVERSITE DE KARA. De l’avis d’un éminent juriste togolais qu’on ne présente plus, par ailleurs, cet article devrait plutôt abroger le décret nommant le précédent DG de l’ENA et non celui nommant le VP de l’UK. L’abrogation du décret nommant le VP de l’UK devenu DG de l’ENA ne peut être faite que par le décret qui nommera son successeur a l’Université  de Kara. Et donc tant que ce décret n’est pas intervenu, le poste de VP de l’UK n’est pas vacant. Au regard de ce qui précède, la nécessité de rétablir le Prof. Adama Kpodar dans ses droits, comme il le réclame lui même, s’impose tel un impératif. Le président de l’Université de Kara serait bien inspiré d’accorder à ce dossier, toute l’attention qu’il mérite avant qu’il ne soit trop tard.
Gilles OBLASSE.

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