Légilastives 2018: Les élections du 20 décembre s’annoncent tendues.

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« Nous avons marché pour exprimer notre mécontentement à l’endroit du pouvoir en place. Nous voulons leur dire que le processus électoral, tel qu’il se déroule, doit s’arrêter afin de trouver au préalable un accord pour des élections démocratiques, libres et transparentes », a déclaré Jean-Pierre Fabre, l’un des responsables de la coalition. La semaine derniére ,  l’opposition togolaise a appelé à nouveau ses partisans à manifester dans tous le pays,  pour dénoncer les « irrégularités » qui entachent l’organisation de ces scrutins.  Dans les rues de Lomé, plusieurs milliers de Togolais ont défilé à l’appel de la coalition de 14 partis de l’opposition (C14) pour exiger l’arrêt du processus électoral .La coalition de l’opposition exige notamment la recomposition du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui fonctionne depuis sans les membres de la coalition des 14 partis de l’opposition Togolaise .Alors que l’opposition et le gouvernement peinent à trouver un consensus, les réformes constitutionnelles entamées en 2015 semblent à nouveau dans l’impasse. Une disposition pose problème : la limitation du nombre de mandats présidentiels.

Le parti  Unir bat campagne sans la coalition 
Alors que la coalition des quatorze partis d’oppositions boycotte le scrutin du 20 décembre, le parti présidentiel Union pour la République (Unir), bat campagne dans toutes les grandes villes du pays .Certains  ministres du Gouvernement  affichent tous un mot d’ordre : aller voter le 20 décembre prochain. « Le vote est une expression citoyenne et personne, je dis personne, ne doit vous dire le contraire. Le 20 décembre, nous allons nous mobiliser massivement. Est-ce que vous êtes prêts ? » D’un coté les Forces vives – Espérance pour le Togo, dit « non à des élections sans les réformes » .Le rassemblement  prévu, ce dimanche 16 décembre, au collège Saint-Joseph, à Lomé , a été interdit par le ministère de l’Administration territoriale.         «  Nous ne sommes pas un mouvement politique, un mouvement de personnes irresponsables qui veulent l’anarchie ou qui veulent créer une révolution violente. Nous, nous allons respecter mais si on continue comme ça, on crée, dans le cœur des Togolais  la haine ont déclaré les organisateurs.»

Lors du pèlerinage d’Ayomé (Diocèse d’Atakpamé) dimanche, Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, l’ancien président de la CVJR (Commission vérité, justice et réconciliation), a livré son analyse sur la crise politique que traverse son pays.

‘Chez nous, l’orgueil a endurci les cœurs et a fermé toute négociation (…) chez nous la recherche des intérêts a rendu insensibles aux besoins de nos frères et sœurs (…) les intimidations et menaces réciproques se sont substituées aux mots de paix et d’amour’, a-t-il déclaré.

Les élections législatives sont prévues sur le 20 decembre 2018 sans la coalition .

 

Gilles  OBLASSE

 

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