« Les jeunesses face aux défis et transformations en Afrique » Au cœur d’un colloque international à Lomé 

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Un atelier de partage et d’expériences au profit des jeunes se tient à l’auditorium de l’université de Lomé, du 08 au 11 juin 2022. Organisé par la Faculté des Sciences de l’Homme et de la société, les travaux de cette rencontre scientifique de la chaire UNESCO «défis partagés du développement », ont été ouverts ce vendredi 10 juin 2022, par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Prof. Ihou N. Watéba. Prennent part à cet atelier, des participants provenant de plus d’une quinzaines de pays d’Afrique et d’Europe.
Dans l’important discours qu’il a prononcé à l’ouverture des travaux, le Prof. Ihou N. Watéba a indiqué que le thème « Les jeunesses face aux défis et transformations en Afrique » au cœur de cette journée internationale annuelle de la Chaire de l’UNESCO, qui se déroule pour la première fois au Togo, retient l’attention et résume les enjeux et défis actuels de l’UNESCO, dans un contexte mondial devenu difficile.
Evoquant le bien-fondé des objectifs visés par la rencontre, le ministre Ihou a affirmé qu’ils rentrent en harmonie avec la vision du gouvernement : « Je puis vous assurer que les objectifs visés dans le cadre de cette rencontre sont en parfaite consonance avec notre vision ainsi que les nouvelles orientations stratégiques de notre sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche en pleine mutation stratégique, lui qui ne cesse d’opérer des sauts qualitatifs pour le renforcement du capital humain et le développement d’une économie du savoir plus compétitive ».
Pour le représentant de l’UNESCO, cette rencontre constitue un point de départ mettant en réseau les instituts de formation et de recherche sur les questions de développement sous la responsabilité de Paris 1 Pathéon-Sorbonne.
 L’orateur ajoute que la diversité de la jeunesse dans ses caractéristiques qui présente un visage complexe et contrasté, marqué par la spécificité des situations économiques et politiques  très contraintes conduit au terme de « jeunesses » en Afrique au pluriel.
« Avec 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique a la population la plus jeune du monde… Cependant, ce dividende démographique constitue un enjeu majeur de développement durable (économique, social et écologique) avec des externalités négatives pour la paix, la sécurité et l’environnement… En effet, le taux de chômage des jeunes en Afrique est le plus élevé au monde. Selon les estimations, de la Banque mondiale, pour la prochaine décennie, 11 millions de jeunes arriveront chaque année sur le marché du travail en Afrique. Ces jeunes qui représentent 60% des sans-emplois sont souvent freinés par l’exclusion sociale, économique et politique. Les jeunes femmes sont souvent les plus touchées. A tout cela, s’ajoute également,  les affres du dérèglement climatique face auquel la survie de l’humanité en dépend si d’aventure, bien entendu, les mesures d’atténuation et d’adaptation ne portaient pas leurs fruits dans les décennies suivantes ( l’homme ne meurt pas mais l’homme se tue, dit-on très souvent) », a affirmé l’orateur.
La Chaire UNESCO, en initiant cette rencontre de Lomé à laquelle prennent part des participants venus de plus d’une quinzaine de pays d’Afrique et d’Europe dont le Benin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, la France etc., envisage encourager la coopération et le création des réseaux entre les universités au niveau international pour renforcer les capacité institutionnelles par le partage de connaissances et la collaboration. Le souhait des organisateurs, c’est qu’au sortir de la rencontre, tous les participants repartent satisfaits et pétris d’expériences, de nouvelles connaissances en matière de savoirs innovants sur le développement durable des sociétés, devant être mis au profit du savoir des gouvernants et des apprenants.
Gilles  OBLASSE

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