Quand le président du HCTE s’accuse en accusant : Le gangstérisme doit cesser à la tête de cette institution

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Dans un communiqué  en date à Abidjan du 31 août 2020, soi-disant destiné à rétablir la véracité des faits  sur la suspension de trois Délégués, le président du HCTE a jeté son dévolu sur les journalistes pour avoir fustigé avec véhémence les dérives autoritaires érigées en  méthode d’administration au sommet de ce Conseil  pourtant créé et investi d’une noble mission par le président Faure Gnassingbé.
La suspension des trois délégués pays, relève-t-il, porte sur la publication faite par eux , dans les réseaux sociaux sur un projet immobilier qui engage la responsabilité du HCTE dans sa globalité, sans que ce dernier n’en ait été  préalablement informé et qui plus est, est en contradiction avec les dispositions 15, 16 et 17 du règlement intérieur du HCTE. Ces dispositions font obligation aux Délégués d’informer au préalable de tout projet impliquant le Conseil, le Vice-président zone de référence et le président du HCTE qui doivent lui porter assistance en cas de besoin. L’obligation est également valable pour l’organisation des événements, des rencontres prévus ou planifiés avec les autorités du pays de résidence ou du Togo.
Selon le président du HCTE, c’est pour avoir violé ces dispositions que les trois Délégués ont écopé de la suspension qui lève le voile aujourd’hui sur  la chienlit  organisée au sommet de ce Conseil en attendant leur comparution devant  le Conseil de Médiation du HCTE.
L’essentiel à retenir de ce machin c’est  que du fait du laxisme et du gangstérisme de certains responsables du HCTE, la diaspora togolaise est en proie à de graves problèmes qui nécessitent l’intervention rapide du Chef de l’Etat pour arrêter l’hémorragie.  Le président du HCTE qui a pleine conscience de ces antagonismes qui expose le Togo à l’extérieur, reconnait que le 17 août 2020, les trois Délégués pays l’avaient saisi par écrit, sur des problèmes de fonctionnement avec leur Vice-président Amériques, ce qui a amené le Bureau à décider de la convocation du Conseil de Médiation. On ne peut pas comprendre que dans un Conseil de l’envergure du HCTE, on adopte des textes scélérats qui conduisent à la suspension des Délégués de leurs charges pour un simple projet.
Il est à constater que le président pour des raisons faciles à imaginer, s’est gardé de se prononcer sur les velléités d’accaparement du projet immobilier, développées par le Vice-président Amériques et sur l’installation de ce dernier à Lomé depuis  plusieurs mois, où il s’occupe de ces affaires à la tête de son usine de fabrication de briques. Alors que ses attributions en tant que Vice-président Amérique lui font obligation d’aller résider dans la zone Amériques.  A la limite il affirme que : « Le HCTE précise également n’avoir aucune connaissance d’un projet que son Porte-parole et le Vice-président de la Zone Amériques auraient tenté de tuer… »
Pour terminer il clame que le HCTE est une institution apolitique et non confessionnelle et que nul ne peut s’y accommoder d’une  politique que celle portant sur la défense des intérêts de la diaspora.
Comme il est facile de tenir des affirmations sans fondements dans un communiqué, il est tout aussi facile de jeter son dévolu sur celui qu’on veut abattre sans donner la possibilité à ce dernier d’apporter la contradiction. Un adage dit que qui veut tuer son chien l’accuse de la rage.  Dans le communiqué rendu public par le président du HCTE, se dégage de sa part, une fébrilité à couvrir subtilement d’opprobres les trois Délégués suspendus.
 Mais concernant le  cas du Vice-président Amériques, constamment cité dans ce dossier noirs  comme étant à l’origine des antagonismes à travers la commission des faits aussi délictueux comme la rétention des informations, la  falsification des rapports et  plus grave, le refus  systématique de partager  la zone Amérique entre les délégués, vu qu’il n’y réside pas lui-même, son incapacité à produire le moindre rapport d’activités sur le terrain, sa propension à narguer les autres sous prétexte qu’il dispose de solides appuis  dans les hautes sphères de l’Etat etc., toutes ces révélations dignes d’un gangstérisme caractérisé au sommet d’une institution portée par le Chef de l’Etat, sont passées en pertes et profits par ce communiqué qui ressemble à s’y méprendre à une réquisition à l’encontre des trois Délégués arbitrairement suspendus.
Depuis qu’il a été créé, combien d’investisseurs le HCTE a-t-il ramenés au Togo dans le cadre du financement du PND ? Au lieu de chercher à casser des Délégués qui  font leur preuve sur le terrain, les premiers responsables de cette institution feraient mieux de chercher à corriger plutôt cette atrophie qui les discrédite tant, en aidant le président Faure dans la mise en œuvre du PND.
Quand le communiqué présente le HCTE comme une institution apolitique, il est à se demander si son président  qui se livre à ce jeu malsain fait de l’ironie ou verse dans une tentative de manipulation de conscience.  Pour une opinion bien avertie des réalités togolaises, cette institution est des plus politisées du Togo. Toute tentative de  faire croire le contraire est donc vouée à l’échec. Nous  savons aussi le rôle joué par certains de ses membres dans   la faillite de la société d’Etat, Togo Télécom. Si le président du HCTE n’a rien à dire de consistant dans ce dossier, qu’il daigne garder le silence. Il ne lui sert à rien de s’accuser en voulant accuser. Ce gangstérisme doit cesser au sommet de cette institution. Il faut désormais chercher à mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Trop c’est trop !
Gilles OBLASSE

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