Selon le président de l’UPF-Togo, Loic Lawson, « le Code de la presse doit être notre ‘Bible professionnelle’ et le Code de déontologie du journaliste notre repère moral » 

0
82
L’Union Internationale de la presse francophone (UPF-Togo), organise demain à l’hôtel Sarakawa, un panel consacré aux  » Spécificités du code togolais de la presse ». En prélude de cette rencontre entre professionnels de la presse,  il se pronnonce sur le code togolais de la presse révisé en vigueur au Togo depuis le 07 janvier 2020. Le président national de l’UPF estime que l’adoption du nouveau cadre législatif lié à l’exercice du métier de journaliste au Togo, est une avancée dans le microcosme médiatique du pays surtout en ces moments marqués par l’émergence des nouveaux médias. Plus que jamais, à ses yeux, l’ancien code en date du 27 août 2004 mérite d’être actualisé.
Pour Loic Lawson, du fait que l’adoption du nouveau code soit passé par le circuit classique de l’étude de loi au parlement, il n’y a a priori aucune appréhension à son sujet. Vu  que de bout en bout, les organisations professionnelles des médias au Togo aient été associées à la chose. Toutefois, dans la pratique, a-t-il indiqué, se conformer aux dispositions d’une nouvelle loi prend du temps dans toute corporation. « La presse n’échappe pas, elle non plus, à cette règle. Cette lente mutation est d’ailleurs prévue par le législateur à travers l’article 179 du nouveau Code (en son Titre IV, qui organise ses dispositions transitoires finales) », précise-t-il. Au regard des récentes actualités autour de la presse au Togo une appropriation du contenu du nouveau code s’impose à chaque journaliste, selon le président de l’UPF-Togo. Entre autres, les innovations portent sur  les dispositions contenues dans les articles 17, 18 et 19 de l’actuel Code qui mettent un distinguo net entre un «journaliste, un technicien des médias et un auxiliaire de presse» ou encore l’article 23 qui définit de façon claire et nette les fonctions incompatibles avec les contenus des articles 17, 18 et 19. Citons dans la même dynamique d’innovations les articles 49 et 50 qui promeuvent et encadrent la mise en place de véritables et dignes sociétés de presse au Togo, avec leurs typologies respectives.  Ce qui constitue pour Loic Lawson, « un pas de plus vers une plus grande professionnalisation de notre corporation, que nous appelons tous les jours de nos vœux, est à saluer ! » .Par rapport aux péripéties ayant conduit au retrait du récépissé  du journal « l’Indépendant Express », Loic Lawson ne manque pas de mots, vu que les conditions de l’interpellation, fin décembre 2020, du directeur de publication de ce journal ont suscité un grand émoi au sein de l’opinion. » L’UPF-Togo continue de plaider pour une solution médiane dans cette affaire pour préserver la survie de cette entreprise de presse.Nous condamnons par principe la confusion, de plus en plus savamment entretenue autour du délit de presse et du délit pénal. Deux notions distinctes qui nous commandent nous autres journalistes à devoir constamment mettre en avant la ‘responsabilité sociale’ qui nous incombe dans toute approche éditoriale de l’information ».
Intervenant sur le thème de la rencontre de demain vendredi à l’hôtel Sarakawa, le président de l’UPF-Togo indique que le jeu en vaut la chandelle pour bien exercer la liberté de presse. Le Code de la presse, affirme-t-il, « doit être notre ‘Bible professionnelle’ et le Code de déontologie du journaliste notre repère moral. Tout professionnel de la Communication centrée sur le journalisme doit donc en maîtriser les subtilités. C’est le sens de notre démarche. Sa coïncidence avec les récents développements de l’actualité autour des médias au Togo est purement fortuite. Mais c’est une coïncidence heureuse qui pourra éclairer nos échanges vendredi prochain ». D’où la nécessité pour les journaliste d’assister nombreux à la rencontre de demain à l’hôtel Sarakawa.
Gilles OBLASSE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here