Suspension de la publication du rapport Doing Business 2021 / Sandra Johnson remet les pendules à l’heure :‘’Aucune notification n’a été faite sur le Togo’’

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Un communiqué de la Banque mondiale a annoncé il y a quelques jours ,  la suspension de la publication du rapport Doing Business 2021 et évoque des faits d’irrégularités concernant des modifications apportées aux données des rapports Doing Business 2018 et 2020. Suite aux spéculations plus ou moins élogieuses suscitées par cette annonce, la Ministre  Conseillère du Président de la République en Charge de l’Amélioration du Climat des Affaires, Sandra Ablamba Johnson, dans une interview , rétablit la vérité en affirmant que « Le Togo n’est pas concerné par les irrégularités dans les rapports Doing Business »
Pour la ministre déléguée conseillère, il  s’agit de l’organisation d’un audit sur la méthodologie.   Un  processus qu’elle qualifie de naturel qu’il faille plutôt positiver,  vu qu’elle  permet de faire une meilleure évaluation des changements introduits ces dernières années et les nouveaux attendus pour cette année sinon les prochains mois. « Je précise bien qu’il s’agit d’une suspension et non un arrêt définitif du processus », affirme-t-elle.
 Dans  son approche, indique Sandra Ablamba Johnson, la Banque a la possibilité d’affiner sa méthodologie. D’où cette évaluation qui sera certainement assortie de recommandations, permettant d’apporter des corrections si nécessaire au dispositif actuel et d’améliorer les prochaines publications.
Evoquant les raisons profondes de cette évaluation et les impacts probables sur le Togo, la ministre déléguée a fait cas des irrégularités d’ordre méthodologique concernant la Chine, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Azerbaidjan. Quant au Togo, a-t-elle précisé « aucune notification n’a été faite ». « C’est le lieu ici de préciser que le Togo n’est en rien concerné par le sujet et que la liste des pays concernés est disponible sur le site officiel de la Banque Mondiale, consultable par tous »,  déclare la ministre .
Elle  rappelle en outre qu’en 17 ans d’existence, c’est la première fois que cette publication qui, au fil des années s’est révélée un outil de révérence non exempt de critiques permettant aux pays d’améliorer leur climat d’affaires, est suspendue.
Ainsi le Togo,  poursuit-elle, à l’instar d’autres pays de la sous-région, notamment l’île Maurice et Rwanda, respectivement 13ème et 38ème dans l’édition 2020, fait cas d’école.
A la question de savoir si cette suspension peut influencer  le processus de mise en œuvre des réformes au Togo, Sandra Ablamba Johnson a été claire : « Absolument pas…Nous allons, pour notre part, poursuivre la mise en œuvre des reformes, qui constituent un des facteurs de succès de notre Plan National de Développement (PND).Rendre attractif le climat des affaires pour le bien-être des opérateurs économiques et donc des populations constitue notre leitmotiv et non la chasse aux classements ».
En guise de conclusion, la ministre déléguée  a adressé ses vifs remerciements à tous les acteurs en particulier, les points focaux de l’administration et les acteurs du secteur privé pour leur engagement sans faille pour la cause commune. Pour elle, le flambeau qui est déjà allumé doit être maintenu pour le bonheur de nos populations, qui sont les vrais bénéficiaires de ces réformes. Entre autres, la réduction des droits d’enregistrement pour les mutations totales de 4% de la valeur du terrain (plusieurs millions parfois) à 35 000 FCFA seulement. Cette mesure souligne –t-elle, est élargie aux legs et dons qui ne sont pas du business mais profitent plus à nos familles. « Ceci, pour vous dire que ce n’est pas le Doing Business mais plutôt permettre aux familles d’améliorer leur revenus »,  fait remarquer Sandra Ablamba Johnson.
Cette réaction instantanée de la ministre déléguée pour rétablir la vérité autour d’une annonce faite il y a seulement quelques jours, plus précisément le 27 août dernier, consacre toute l’attention dont cette  dame entoure l’amélioration du climat des affaires au Togo. Pour avancer, le pays a besoin des hommes qu’il faut à la place qu’il faut. En confiant à Sandra Ablamba Johnson  le volet ‘’amélioration du climat des affaires’’ au Togo, Faure Gnassingbé, n’a pas misé sur le mauvais cheval.
Gilles  Oblasse

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