TOGO : Victoire Tomegah- Dogbe, Sandra Johnson, Gnakadé  , Kouigan Yawa Ahofa …Ces togolaises qui  s’impliquent davantage dans la gestion des affaires publiques.

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Lorsque fin septembre 2020, Faure Gnassingbé officialisait sa nomination à la primature, Victoire Tomegah-Dogbé n’avait nullement eu envie de décliner cette offre qui ouvrait une nouvelle page dans la promotion du genre au Togo. Au comble de l’angoisse, la fierté, mais aussi la reconnaissance…, elle s’est plutôt obstinée  à dessiner à grands traits la palette infinie de sentiments qui, dit-elle, en une fraction de seconde, l’ont assaillie dans l’humidité de cette fin septembre.
Pour elle , il ne saurait être question de décliner la proposition de devenir la première femme chef de gouvernement au Togo, ce qui est synonyme d’« Un réel honneur pour les femmes togolaises »,  confie-t-elle. Cette fonctionnaire  internationale  chevronnée ayant fait ses preuves à la tête du ministère de développement à la base et dont les efforts consistent à traduire dans les faits, la vision du chef de l’Etat, avoue  ne pas savoir pourquoi elle a été choisie à ce poste par ce dernier. Fausse modestie ? La question demeure. Toutefois, Victoire Tomegah-Dogbé  se dit persuadée, malgré tout, « ne pas être là par hasard  » . La remarque est egalement valable pour Sandra Johnson,   Kouigan Yawa Ahofa  ,  la ministre Gnakadé des Armées, la première femme au Togo à être nommée à ce poste et les autres qui réalisent des merveilles dans l’exécution des attributions à elles dévolues.
 A l’image de Rose Christiane Ossonka Raponda, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, l’un des meilleurs ministres nigérians des Finances, aujourd’hui à la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Indubitablement, Victoire Tomegah -Dogbe, Sandra Johnson et le ministre Gnakadé, pour ne citer que celles là,  appartiennent à la race de ces femmes africaines dont le parcours force l’admiration.
Puissent leurs sœurs du continent tout entier, leur emboîter les pas pour maintenir la flamme de l’affranchissement de la femme des pesanteurs socio culturelles qui, dans nos pays, ont la vie dure.
Gilles OBLASSE

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